Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 19:30
Introduction.


Comme vous l'aurez sûrement remarqué, j'ai un avatar un peu "spécial" ces temps ci. En fait j'hésitais entre deux avatars (que vous verrez ci-dessous), donc j'ai demandé l'avis de plusieur personnes et elles m'ont dit cela:
- Le premier fait penser "au plaisir de se faire souffrir"
- Le second fait penser "à l'envie de mourir"...
Cela m'a fait réfléchir et ça m'a donnée envie de faire un texte sur ces deux images alors les voici.

***


Le plaisir de se faire souffrir




Ce plaisir qu'on a de prendre une lame de cutter et de l'enfoncer dans la chair quand tout va mal, voir le sang couler et cette petite plaie qui reste ouverte devant tes yeux écarquillés. Et si cela ne suffit pas, car des fois la plaie ne saigne pas ou très peu, tu utilises tes doigts pour l'ouvrir un peu plus et faire sortir ce sang... Pourquoi faire cela ? Tout simplement pour oublier la douleur qu'ont a au fond du cœur et la remplacer par une autre, un moyen de substitution en quelque sorte. Mais bien sûr cela ne s'arrête pas à une seule plaie, tu en dissimules des tonnes sous tes vêtements, les bras, les jambes, tout ton corps et mutilé, mais pour ne pas le montrer tu mets des vêtement larges tout le temps... Un jour tu ne pourras plus le cacher ou ils te demanderont pourquoi porter des pulls en plein été, tu répondras sûrement que c'est parce que tu n'as pas chaud...

Ton corps, ce champ de bataille à lui tout seul, il a subi plus de dégâts en plusieurs années que toi, des coups durs, mais bon tu le fais car les coups durs que tu as subis même s'il y en a eu peu, ont été très douloureux...

Les lames ne te suffisent plus ou tu n'en as plus, alors tu cherches un autre moyen, tous les moyen sont bons pour souffrir, tu es en cours et sortir le cutter de ta trousse va être trop voyant, tu as une idée (lumineuse ?!?) tu prends ton compas et enlèves la pointe et là, tu la passes sur ta main, un léger picotement, oui ça fera l'affaire, ce n'est pas aussi tranchant mais ça suffira. Tu prends la pointe entre tes doigts et tu la passes sur ton bras, toujours au même endroit et de plus en plus fort, tu ressens la douleur, tu ne dis rien, juste un sourire se lit sur ton visage, du sang apparaît, c'est bon tu y es arrivée... Ça sonne, merde, tu devras recommencer plus tard chez toi, mais au moins, tu as trouvé d'autres moyens...

Encore une journée est passée, tes jambes sont des crevasses à elles toutes seules, des cicatrices les parcourent tout au long, tes bras ont eux aussi des cicatrices, ainsi que ton ventre mais là il y en a moins...

Mais ces cicatrices sont presque toutes pareilles, elles ne se chevauchent pas, les une à côté des autres, comme une sorte de carte, peut être pour se rappeler quand elles ont été faites.. Mais avec tout cela, te souviens-tu ?

Tu as du plaisir c'est tout ce dont tu te rappelles, quand ça ne va plus, voilà ton moyen de t'évader et d'enfin sourire, souffrance pour vivre, vivre pour souffrir... Mais ton corps gardera à jamais ce que tu lui as fait subir et tu ne pourras jamais avancer, car en revoyant ces marques tu te rappelleras pourquoi tu les as faites, et tu recommenceras pour oublier...

Maintenant te voici prise dans une boucle qui jamais ne te laissera partir...

L'envie de mourir




Tu avances, enfin non tu stagnes. Tout le monde avance mais toi tu es là, tu ne recules pas mais tu restes, tes pieds sont embourbés dans ce sol et tu ne peux t'échapper... Tu en as marre, donc tu choisis la seule échappatoire qui te reste, c'est la mort... Mais comment faire ? tu as plusieurs idées mais vont-elles réussir ? tu ne sais pas, mais tu essayeras chacune d'entre elle, si cela s'avère nécessaire... Ta première idée est celle que tout le monde a déjà envisagée : se trancher les veines et te plonger dans l'eau de ton bain. La seconde sera, si la première ne marche pas, de prendre des médicaments, mélanger le tout à de l'alcool et accompagner le reste avec les drogues... Tu commences à te monter tes films, savoir comment faire, à quel moment... Tu imagines tous les scénarios possibles, tu ne veux pas que ça échoue, tu en as assez et tu ne supporteras pas davantage cette vie. Tu as tout prévu même le plan de secours, tu es enfin prête, avant de passer à l'acte tu te demandes si tu vas laisser un mot pour ceux que tu laisses derrière toi, en leur expliquant le pourquoi du comment...

Tu t'assois, devant cette feuille blanche, stylo en main et tu brouillonnes quelques mots, tu déchires la feuille et tu recommences plusieurs fois cette opération, rien ne sort. Tu n'arrives pas à expliquer ce que tu ressens alors comme seule phrase que tu vas leur laisser ce sera, "merci pour tout, au revoir".

Tu te suffis juste de ces mots, mais de toute façon tu as envie de partir. Trop de choses font que tu n'as plus ta place ici, tu te sens mal même quand tu devrais te sentir bien, tu n'es pas comme les autres, tu le ressens et cela te fait mal, car tu essayes de le cacher et à force de faire cela tu t'es toi-même perdue, à force de faire semblant, tu ne te reconnais plus. Donc tu mets ton plan à exécution, tu fais couler l'eau dans la baignoire, en attendant, tu bois un verre pour te donner du courage ou pour un dernier plaisir, tu fumes une cigarette tu la savoures, tu regardes une dernière fois ce milieu où tu as vécu pendant des années et bizarrement tu te dis qu'il ne te manquera pas, au contraire.

Tu te saisis du couteau, tu te coupes et rentres dans l'eau, tu fermes les yeux et dans ta tête tu dis au revoir à ceux qui te sont précieux...

Mais ce que tu ne t'es pas dite, c'est qu'en faisant ça, certains vont penser que tu es lâche et que tu n'as pas su te battre jusqu'au bout, si tu avais été là, tu aurais dit ce n'est pas lâche faut savoir partir quand c'est l'heure, mais voilà tu n'es plus là et les absents ont toujours tort n'est-ce pas ?!?

L'envie et le plaisir




Tu en as tant rêvé et jamais appliqué. Tu as tant espéré et jamais concrétisé. Maintenant tu as enfin ton destin entre tes mains et tu te sens perdue. Tu as le choix, la lettre n'est pas écrite mais tu ne la feras pas. Pas envie de parler, de te justifier ou de dire tout simplement au revoir. Et puis laisser une lettre derrière toi servira à quoi ? de toute façon ils ne comprendront pas. L'arme est posée devant toi, elle est chargée, une seule balle, cela devrait suffire...

Tu mets de la musique, tu bois un verre, fumes une cigarette. Tu avances vers la fenêtre, l'ouvre et montes sur le rebord. Tu observes longuement la lune et les étoiles, mais de façon différente, cette fois tu apprécies vraiment ce que tu vois, comme si c'était la première ou la dernière fois, ça le sera, mais avant, tu ne les appréciais pas, tu vivais avec sans te soucier de leurs magies et de la force qu'elles dégagent. Tu les regardaient juste comme on regarde une voiture, ou un vélo, tu les trouvais banales, oui voilà, banales et maintenant non, tu te rends compte que ce n'est pas le cas...

Les heures ont passé et tu ne t'es toujours pas décidée, tu ne sais comment faire ou plutôt tu as peur. Tu avances vers la table, l'arme est là, froide, tu la saisis. Tes main tremblent, tes yeux sont gorgés d'eau. Tu avances l'arme jusqu'à ta tempe, tu la poses délicatement contre.

La froideur te fait sursauter mais tu continues, ton doigt sur la gâchette, tu es prête à tirer, tu prends une grande inspiration et tu bloques ton souffle. Ton cœur bat à toute vitesse. Tu tires, sans te poser de questions, tu appuies, une détonation retentit. Ta main laisse l'arme s'échapper, elle tombe au sol, dans un bruit sourd, toi aussi, tu tombes, tu te retrouves couchée par terre pour seul matelas ton sang et la froideur de la nuit...
Par Makkura in'ki - Publié dans : Sombre.
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