Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 15:43


On ne vit pas, on survit simplement? Oui, vivre sans but ce n'est pas vivre, essayer de se lever le matin et de se dire pourquoi on le fait cela ne rime à rien, autant rester coucher. Manger alors qu'on a pas faim, boire alors qu'on n'a pas soif, tous ceci n'a aucune importance mais on le fait pas parce qu'on le veut mais parce que si on ne le fait pas on meurt un peu plus chaque jour, donc on survit, on le fait, un peu le strict minimum pour garder un semblant de souffle dans notre corps même si ce dernier est mort.

Est mort, c'est à dire? En effet mort, comme peut l'être tout être qui arrive à la fin de son temps, mon esprit est mort, ma pensée est morte, une enveloppe vide qui continue de marcher mais qui n'a plus rien. Plus d'existence, plus de projet. Juste là sans l'être. Prendre part à certaines choses sans vraiment le vouloir ou savoir pourquoi. Délirer, chanter, rire sans pour autant vouloir le faire, car au final je n'ai envie de plus rien. Je n'ai plus gout à rien.

A rien, vraiment? Comment dire tout ceci est bien compliqué, je me détache doucement mais sûrement de ceci, de cette vie. Je sombre peu à peu dans ce néant et n'essaye plus de m'en extirper. J'apprends à ne plus en avoir peur et à le laisser aller au plus profond de moi, car de toute façon lutter serait peine perdue.

Peine perdu? Tout est voué à l'échec, tout s'arrête, je l'ai enfin compris, je ne demande rien, je ne veux rien, je n'espère rien... Je suis là pour eux tant que je le peux encore mais si un jour je deviens distante, trop, alors cela voudra dire que le peu d'humanité qu'il me restait aura sombré...

Mon esprit est mort gloire à mon corps....
Par Makkura in'ki - Publié dans : Instant
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 15:51

13 Octobre

Un regard qui fuit, les yeux tristes
Les bras tombant le long du corps
Le dos appuyé contre le mur
La tête sur le côté contemplant

Soupire lentement, retenant ses larmes
Remontant peu à peu ses mains
Sur son visage pour balayer une mèche
Mordant légèrement sa lèvre inférieur

Elle pleure en silence, meurt doucement
Un cri qu'elle ne peut laisser s'échapper
Des larmes qu'elle se refuse de voir couler
Son âme qui brûle depuis temps d'années

Ses yeux sombres se noient dans les ténèbres
Elle n'a plus peur de ce côté sombre juste
De la lumière car depuis des lustres, elle,
Juste elle, c'est habituée à être dans le noir

Pourtant ce soir, une larme perle le long de sa joue
Roule, glisse furtivement sur sa chair, tremblante
Elle ne peut pas fuir ses démons, ce soir elle capitule
Ouvrant ses bras, comme un mère les ouvriraient pour ses enfants

Elle les invite pour qu'ils la dévorent entièrement
Sourire au bord des lèvres, elle le sait, c'est ainsi
Demain elle en sortira encore plus blessée, anéantit
Mais ce soir, elle pleure, se lacère, meurt.

Par Makkura in'ki - Publié dans : Date
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 18:24
10 novembre.

C'est comme un adieu,

Une caresse qui se perd dans nos yeux.

Un souffle, qu'on étouffe inconsciemment

Mordant sa lèvre jusqu'au sang.


Des regards échangés malicieusement,

Assombrit par notre douleur depuis longtemps.

Au fond de nos iris on peut y lire le supplice,
Des maux qui s'entrechoquent et nous attristent.

C'est comme un adieu,

Une caresse qui se perd dans nos yeux.

Une main qui effleure une perle qui ruisselle,

Ce simple geste qui atténue car il vient d'elle.

Dans un monde qui est rempli de ténèbres,
Le bonheur n'a plus de place dans cette danse funèbre

Une valse qui se finira dans un cri de torpeur

Une musique qui arrive à bout et nous laisse rêveur


C'est comme un adieu,
Une caresse qui se perd dans nos yeux.
Un baiser volé durant une soirée

Image qu'on gardera à jamais gravée
Par Makkura in'ki - Publié dans : Date
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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 18:22

Fin

Je suis réaliste maintenant, voilà la différence avec avant.

 

Une phrase bien étrange et pourtant qui prend tout son sens quand on comprend qu'au final le monde des rêves, de l'évasion, des contes m'ont fermés les portes ou alors est-ce moi qui les refuses...

 

Je ne serais plus rêveuse comme j'ai pu l'être, je ne me prendrais plus à espérer quelque chose qui au final ne donnera rien de bon. Je deviens réaliste simplement.

 

Cela n'est pas dramatique, beaucoup de gens vivent sans avoir une once de rêverie en eux alors pourquoi pas moi? Ceci est la fin de pensée toutes plus sombres les une que les autres qui avaient l'air de rien, une touche d'espoir.

 

L'espoir cela aussi va partir de moi, quand on est réaliste faut dire que tout ça n'a plus vraiment sa place en nous. Juste avancer, ne pas regarder continuer quoi qu'il arrive.

 

On pourra trouver cela horrible de ne plus avoir de rêve, de ne plus espérer quelque chose, pourtant...

 

Refermer la porte que j'ai ouverte, cadenasser mes mondes, mon imaginaire et lui tourner le dos.

 

Voici la fin d'un monde...

 

La liberté c'est également se brûler les ailes et nos rêves sont une chaîne de plus sur la terre !

Par Makkura in'ki - Publié dans : Sombre.
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Gravure

Triste est la nuit
Le noir m'envahit le coeur
Je pleure simplement.

Souvenir

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